Arguments

  • Réforme de la fiscalité et financement de l'AVS (RFFA)

La RFFA (Réforme fiscale et le financement de l’AVS) est le fruit d’un compromis entre la gauche et la droite au Parlement fédéral. La pression de l’OCDE et de l’Union européenne par rapport à la suppression des statuts cantonaux ainsi que la mauvaise situation financière de l’AVS ont conduit à l'adoption de cette réforme urgente pour notre pays.

Pour le Canton de Neuchâtel, la RFFA est le point de départ de ses deux réformes fiscales des personnes physiques et des personnes morales. En cas d’acceptation de la RFFA par le peuple suisse le 19 mai, les deux réformes fiscales acceptées par le Grand Conseil le 27 mars, entreront en vigueur le 1er janvier 2020.

RFFA en 4 points :

  • Elle injecte deux milliards de francs supplémentaires par an dans le fonds AVS pour consolider les rentes, car l’AVS est en déficit depuis 2014. L’augmentation du nombre des rentiers et l’allongement de l’espérance de vie en sont les causes.
  • Elle règle le problème des sociétés à statut cantonal. Ces dernières rapportent 60% des recettes des personnes morales neuchâteloises.
  • Elle met sur un pied d’égalité les petites entreprises locales et les grandes sociétés internationales. Via des mesures fiscales, les PME de la région seront encouragées à innover.
  • Elle permet au Canton de Neuchâtel d’engranger CHF 20 millions supplémentaires, via le retour supplémentaire de l’impôt fédéral direct, et de financer ainsi en partie les deux réformes fiscales cantonales.

Plus d'infos sur https://www.plr-projetfiscal.ch

 

  • Révision de la loi sur les armes

Pour le PLRN, il s'agit de faire une réelle pesée d'intérêts. D'un côté l'importance de conserver un droit libéral, avec un certain encadrement, de la détention d'armes en Suisse et de l'autre préserver nos relations avec l'espace Schengen.

En raison de divers attentats terroristes en Europe et de la criminalité transnationale, les États Schengen ont décidé d'adapter la législation sur les armes au sein de l'espace Schengen. Le commerce illégal des armes doit être mieux combattu et la traçabilité despièces d'armes semi-automatiques mieux garantie. L'échange d'informations policières entre les États Schengen sera également optimisé. En tant que membre de Schengen, la Suisse a elle aussi adapté sa législation sur les armes – le Parlement a ains iadopté une modification raisonnable et pragmatique de la loi sur les armes.

L'acquisition et la possession d’armes semi-automatiques nécessiteront maintenant une autorisation exceptionnelle. Pour obtenir cette autorisation exceptionnelle, les acheteurs doivent être membres d'un club de tir ou pratiquer régulièrement à titre privé. Le fusil d'assaut, récupéré en fin de service militaire, n'est pas affecté par la nouvelle réglementation. Il n'y aura par conséquent aucun changement pour quelqu'un qui s'entraîne avec son arme militaire dans un club de tir. Ainsi, les restrictions mises en place par cette nouvelle loi ne sont pas insurmontables et ne vont pas mettre en danger le tir sportif et militaire dans notre Pays. 

Un rejet de la modification de la loi sur les armes risquerait d'aboutir à une résiliation des accords d’association à Schengen/Dublin, entraînant une perte de sécurité, notamment car les autorités de sécurité suisses n’auraient plus accès aux bases de données européennes. La libre circulation des personnes serait ainsi remise en question et la résiliation de l'accord de Dublin placerait la Suisse dans une situation difficile face au tourisme de l'asile.

Pour plus d'informations: https://www.plr-schengen.ch