Le PLRN a clairement annoncé au travers de son plan d’action libéral-radical, sa volonté de réformer le canton et d’en assainir les finances. Il a aussi exprimé sa volonté de le faire en collaboration avec tous les partenaires politiques. Le PLR espérait trouver un répondant de la part de la gauche allant dans ce sens. Or, force est de constater que ces attentes restent bien vaines.
En effet, la session du Grand conseil écoulée vient de confirmer l’absence de volonté politique de la gauche à réformer notre canton. Après avoir décidé de ne pas prendre en considération le plan de législature du Conseil d’Etat, la même gauche crie au démantèlement en déclarant les pistes d’économies émanant de l’exécutif « inacceptables ». A l’instar de ses interrogations lors de la session du budget 2010, le PLR commence sérieusement à douter de la volonté d’une partie de l’hémicycle de sortir le canton de la situation dans laquelle il se trouve. De nombreuses concessions ont été consenties par les Libéraux-Radicaux au fil des derniers mois.
La dernière possibilité d’aménager une solution se trouvera vraisemblablement durant la session de février prochain, où l’important rapport sur le redressement des finances cantonales sera discuté et voté. Le PLRN n’a pas peur de qualifier cette prochaine session de véritable « rendez-vous de la concordance ». Gageons que la gauche saura sortir de ses ornières idéologiques pour travailler dans l’intérêt de tous. Il en va de l’avenir du canton de Neuchâtel. Le peuple n’a pas peur des réformes, il les attend.
Neuchâtel, le 27 janvier 2010