Au mois de mai écoulé, la quasi unanimité du Grand Conseil a plébiscité la constitution d’une CEP pour faire la lumière sur les faits reprochés au Conseiller d’Etat Frédéric Hainard et sur la gestion du Département de l’Economie. Le PLR s'étonne des lors qu'à peine un mois plus tard, d'autres partis réclament la tête du ministre en se basant sur des fuites relayées dans les médias, mais sans avoir eu accès aux documents cités. Le PLRN attend de chacun qu'il respecte maintenant le travail de la Commission et fasse confiance à ses membres afin de pouvoir porter un jugement sur l'entier de la situation.
Le PLRN s'étonne de l’attitude des autres formations politiques du canton de Neuchâtel. Alors que le Grand conseil a adopté un décret instituant une Commission d’enquête parlementaire lors de sa dernière session, divers acteurs politiques exigent désormais la démission de Frédéric Hainard.
Le meilleur service à rendre à la République est de laisser la CEP travailler dans le calme afin de faire toute la lumière sur l'ensemble des faits reprochés. Le PLRN veut connaitre toute la vérité et pas seulement quelques bribes de celle-ci. Pour ce faire la CEP a besoin de travailler sans pression extérieure et sans devoir communiquer avant la fin de ses investigations. Pendant la procédure, elle a un besoin et un devoir de confidentialité. Les partis qui polémiquent ou politisent aujourd'hui la situation ne peuvent que nuire à la recherche de la vérité. Le PLRN les appelle à respecter la procédure prévue par la loi et le devoir d'équité.
Le Parti Libéral-Radical attend donc les résultats du travail de la Commission d’enquête parlementaire. Si les faits reprochés étaient réellement avérés, ceux-ci seraient graves et impliqueraient des décisions fermes. Le PLRN n'entend toutefois pas mettre la charrue avant les boeufs et voudra donc prendre position après l'enquête et non avant.