« La santé doit être pilotée et non pas subie »
- 23:00 jusqu'à 23:00
De quoi parle-t-on ?
- Le Grand Conseil était appelé à prendre acte de la stratégie cantonale de santé.
- Le débat a mis en lumière l’absence d’indicateurs financiers clairs et la nécessité de mieux piloter le système.
- En toile de fond : la maîtrise des coûts et l’organisation des soins de demain.
Sarah Curty, comment le PLR entend-il exiger un pilotage financier plus clair de la politique de santé ?
Nous avons débattu d’une stratégie sans pouvoir en mesurer réellement les conséquences financières ni la mise en œuvre. On nous demande de prendre acte d’orientations larges, sans indicateurs ni objectifs chiffrés. Cela pose une vraie question démocratique : comment piloter un système si les autorités politiques constatent son évolution plus qu’elles ne l’orientent ? Pour le PLR, une politique publique doit reposer sur des faits. Nous devons savoir ce que nous finançons, combien cela coûte et quels résultats sont attendus. La santé pèse lourd dans les budgets des ménages et des collectivités : il est normal que le législatif puisse exercer un suivi réel. Chaque mesure importante doit être accompagnée d’indicateurs clairs et d’une visibilité financière.
La médecine de proximité est-elle la solution ?
Ce n’est pas une solution miracle, mais c’est un levier essentiel. Aujourd’hui encore, certaines hospitalisations se prolongent faute de solutions en aval, ce qui montre l’importance d’une meilleure coordination. Notre système reste trop centré sur l’hôpital. Beaucoup de situations pourraient être suivies plus tôt par les médecins de famille, les soins à domicile ou les pharmacies. L’enjeu n’est pas d’opposer les modèles, mais de les rendre complémentaires.
La priorité du PLR : maîtriser les coûts ou réformer ?
Les deux vont de pair. Nous ne maîtriserons pas les coûts sans réformer un système encore trop fragmenté et insuffisamment coordonné. Maîtriser les coûts, c’est utiliser les bonnes ressources au bon endroit, avec plus de coordination, de prévention et une médecine de proximité renforcée, pour assurer la durabilité du système sans sacrifier la qualité des soins. / rty