Ne détruisons pas notre relation avec l’UE

- 23:00 jusqu'à 23:00

Conformément à ses obligations institutionnelles, le Conseil fédéral soumet les accords bilatéraux III au Parlement. Ces nouveaux accords revêtent évidemment d’une importance capitale pour nos emplois, notre prospérité et nos PME. Il est tout aussi important de combattre l’initiative de l’UDC qui détruirait les accords bilatéraux I et II et plongerait la Suisse dans un chaos économique, sécuritaire et migratoire.

Le Conseil fédéral a transmis au Parlement le message relatif à la mise en œuvre des nouveaux accords avec l'Union européenne. Il y a apporté des améliorations par rapport au projet initial. Le Conseil fédéral ouvre ainsi la voie à un débat objectif sur le sujet au Parlement, puis au sein de la population. Le PLR remercie le Conseil fédéral, et plus particulièrement le chef du Département fédéral des affaires étrangères Ignazio Cassis, pour son engagement infatigable dans ce dossier ces dernières années.

Le message du Conseil fédéral permet un débat objectif sur la manière dont la Suisse peut maintenir sa prospérité et sa sécurité avec son partenaire le plus proche, dans un contexte économique et géopolitique pour le moins incertain.

Cependant, les délibérations parlementaires sur les nouveaux accords avec l'UE interviennent à un moment inopportun. Alors que les Chambres fédérales s'apprêtent à discuter dans les prochains mois d'un éventuel renforcement des accords bilatéraux, l'initiative du chaos de l’UDC (« initiative sur la durabilité »), soumise au peuple le 14 juin, menace de détruire notre relation avec nos partenaires européens.

Cette initiative inscrirait un plafond rigide de la population dans la Constitution fédérale suisse. Cela aurait pour conséquence directe la suppression des accords bilatéraux I et II, qui ont fait leurs preuves. Les conséquences pour notre population seraient dramatiques. Ce texte conduirait à une immigration illégale incontrôlée, tandis que les soignants et les travailleurs qualifiés dont notre pays a désespérément besoin ne pourraient plus venir en Suisse. En effet, une résiliation de l'accord de Dublin permettrait par exemple à chaque migrant dont la demande d'asile a été rejetée en Europe d’en déposer une deuxième en Suisse.

Le PLR s'oppose fermement à cette initiative. Il est clair que les discussions sur les nouveaux accords européens doivent se dérouler comme prévu. Dans l’immédiat, la priorité du PLR est de repousser cette dangereuse initiative et de préserver les accords bilatéraux I et II qui ont fait leurs preuves.