La politique de la gauche renchérit le logement
Les aides directes accentuent la hausse des prix de l’immobilier. C’est en résumé ce qu’il ressort du rapport du Conseil fédéral publié ce jour en réponse au postulat 23.4323 de la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États. Le rapport montre qu’une aide publique à large échelle ne facilite souvent pas l’accès à la propriété. Lorsque les ménages disposent, grâce au soutien de l’État, de davantage de moyens pour acheter un bien immobilier, sans que des logements supplémentaires soient créés, la demande et, par conséquent, les prix augmentent encore. Une partie des effets de l’aide serait ainsi annulée par la hausse des prix de l’immobilier.
En outre, le rapport confirme aussi qu’une aide directe de la Confédération entraînerait des coûts élevés. Si, par exemple, 1 000 logements en propriété étaient soutenus chaque année par des prêts d’un montant moyen de 100 000 francs, environ un milliard de francs de fonds fédéraux seraient nécessaires à long terme. Les réglementations et les subventions réclamées par la gauche ne créeront pas un seul logement.
Il est important que les aides aux logements soient réservées aux personnes réellement dans le besoin. Mais il faut avant tout des logements supplémentaires pour que l’offre suive la demande et que la pression sur les prix s’atténue. Afin de pouvoir créer des logements plus rapidement, le PLR s'engage notamment pour :
Permettre aux cantons, en collaboration avec les communes, de recréer de manière ciblée de nouvelles zones à bâtir – précisément là où la pénurie de logements fait rage. Les communes pourraient y imposer jusqu’à 30 % de logements à prix modéré.
Accélérer et numériser les procédures d’octroi de permis de construire et de recours. Quiconque dépose une demande complète doit recevoir une réponse en l’espace de quelques semaines.
Transformer les bureaux inoccupés en logements en autorisant davantage d’exceptions aux normes de construction ainsi qu’une flexibilisation des plans de zone permettant les usages mixtes. Les stocks de locaux inoccupés représentent 3,17 millions de mètres carrés à l’échelle nationale, ce qui correspond à 30 000 logements suisses moyens.
Assouplir la protection excessive des monuments historiques et du patrimoine. Une application moins stricte de ces normes ultra-rigides permettront une meilleure utilisation des bâtiments existants ainsi que des nouvelles constructions.
Vous trouverez plus d’informations sur nos revendications pour davantage de logements abordables dans notre récent papier de position intitulé « Construisons la Suisse de demain ».