La législation neuchâteloise confie aux cercles scolaires la responsabilité générale de la fréquentation scolaire et le contrôle des absences. Dans d’autres cantons, notamment Fribourg et le Valais, l’instauration de « jours joker » permet aux parents de disposer d’un nombre restreint de demi-journées ou de journées de congé sans devoir fournir une justification détaillée. À Fribourg, les parents disposent de quatre demi-journées joker par année scolaire ; en Valais, des directives prévoient au maximum deux jours joker par année scolaire, sans justification.
Dans ce cadre, le Conseil d’État est prié de répondre aux questions suivantes :
- Le canton de Neuchâtel connaît-il, dans sa législation, ses règlements ou ses directives cantonales, un dispositif comparable aux « jours joker » existant dans d’autres cantons ?
- Le Conseil d’État dispose-t-il d’une vue d’ensemble des règles et pratiques appliquées dans les différents cercles scolaires neuchâtelois pour les demandes de congés ponctuels de courte durée ?
- Existe-t-il une statistique des demandes de congés déposées et obtenues, ainsi que des absences abusives dans les différents cercles scolaires ?
- Le Conseil d’État estime-t-il satisfaisante une situation dans laquelle les conditions d’octroi de tels congés peuvent varier selon les cercles scolaires, les établissements ou les directions ?
- Le Conseil d’État partage-t-il l’avis qu’un nombre limité de demi-journées joker, clairement encadré, pourrait renforcer la transparence, l’égalité de traitement entre les familles et la confiance entre parents et école ?
- Le Conseil d’État estime-t-il qu’un tel dispositif pourrait également éviter que certains parents ne se sentent contraints d’invoquer des motifs artificiels, exagérés ou fallacieux pour obtenir un congé ponctuel ?
- Le Conseil d’État serait-il prêt à étudier l’introduction d’un dispositif cantonal harmonisé, par exemple quatre ou cinq demi-journées joker par année scolaire, non reportables, annoncées à l’avance, sans justification détaillée, mais exclues lors de périodes sensibles telles que les évaluations cantonales, camps, sorties scolaires ou premiers jours de rentrée ?
- Le Conseil d’État peut-il évaluer les conséquences pédagogiques, administratives et organisationnelles d’un tel système pour les directions, les enseignants, les élèves et les familles ?
Plus d’informations sur le site internet de la République et Canton de Neuchâtel.