Interpellation | Jours joker à l’école obligatoire : davantage de confiance envers les familles ?

Auteur-e(-s) : Jérôme Bueche

La législation neuchâteloise confie aux cercles scolaires la gestion de la fréquentation scolaire et des absences. Contrairement à certains cantons comme Fribourg ou le Valais, qui ont instauré des « jours joker » permettant des congés ponctuels sans justification, le Conseil d’État est invité à préciser la situation à Neuchâtel. Les questions portent sur l’existence de dispositifs similaires, les pratiques actuelles des cercles scolaires, les statistiques disponibles, les différences de traitement entre familles et l’opportunité d’introduire un système cantonal harmonisé de quelques demi-journées de congé sans justification, tout en évaluant ses impacts pédagogiques et organisationnels.

La législation neuchâteloise confie aux cercles scolaires la responsabilité générale de la fréquentation scolaire et le contrôle des absences. Dans d’autres cantons, notamment Fribourg et le Valais, l’instauration de « jours joker » permet aux parents de disposer d’un nombre restreint de demi-journées ou de journées de congé sans devoir fournir une justification détaillée. À Fribourg, les parents disposent de quatre demi-journées joker par année scolaire ; en Valais, des directives prévoient au maximum deux jours joker par année scolaire, sans justification.

Dans ce cadre, le Conseil d’État est prié de répondre aux questions suivantes :

  1. Le canton de Neuchâtel connaît-il, dans sa législation, ses règlements ou ses directives cantonales, un dispositif comparable aux « jours joker » existant dans d’autres cantons ?
  2. Le Conseil d’État dispose-t-il d’une vue d’ensemble des règles et pratiques appliquées dans les différents cercles scolaires neuchâtelois pour les demandes de congés ponctuels de courte durée ?
  3. Existe-t-il une statistique des demandes de congés déposées et obtenues, ainsi que des absences abusives dans les différents cercles scolaires ?
  4. Le Conseil d’État estime-t-il satisfaisante une situation dans laquelle les conditions d’octroi de tels congés peuvent varier selon les cercles scolaires, les établissements ou les directions ?
  5. Le Conseil d’État partage-t-il l’avis qu’un nombre limité de demi-journées joker, clairement encadré, pourrait renforcer la transparence, l’égalité de traitement entre les familles et la confiance entre parents et école ?
  6. Le Conseil d’État estime-t-il qu’un tel dispositif pourrait également éviter que certains parents ne se sentent contraints d’invoquer des motifs artificiels, exagérés ou fallacieux pour obtenir un congé ponctuel ?
  7. Le Conseil d’État serait-il prêt à étudier l’introduction d’un dispositif cantonal harmonisé, par exemple quatre ou cinq demi-journées joker par année scolaire, non reportables, annoncées à l’avance, sans justification détaillée, mais exclues lors de périodes sensibles telles que les évaluations cantonales, camps, sorties scolaires ou premiers jours de rentrée ?
  8. Le Conseil d’État peut-il évaluer les conséquences pédagogiques, administratives et organisationnelles d’un tel système pour les directions, les enseignants, les élèves et les familles ?

Plus d’informations sur le site internet de la République et Canton de Neuchâtel.